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Sous cet angle II

Publié le par moijedis

Sous cet angle II
Sous cet angle II

Sous cet angle... II

 

Y'a pas photo (yapafoto)

 

Traduction de l'expression japonaise : yapafoto. Le Japon s'est forgé une solide réputation dans le domaine de la haute technologie. La photographie représente un marché considérable pour ce petit pays ultra industrialisé. Si nous citons des marques telles que : Fuji, Canon, Nikon (Ni Conne), Sony... Nous savons pertinemment qu'elles ne trouvent pas leur origine au cœur de la belle Bretagne française. Le succès planétaire dans ce domaine précis de l’électronique a précipité la nation à imposer des règles strictes quant-à l’utilisation des appareils de prise de vue de plus en plus miniaturisés. Ont fleuri au Japon des écriteaux sur lesquels était indiqué : « yapafoto » pour signifier qu'il est formellement interdit de prendre des clichés dans cet endroit.

En France, l'expression « Y'a pas photo » revêt un tout autre caractère. Ici, cela signifie qu'une chose est indiscutable, elle est vérifiable et vérifiée. Ne nous y trompons donc pas : « Y'a pas photo » n'est Nippone, ni Bretonne.

 

Être au courant

 

Formulation récente qui modernise les expressions telles que : aller au charbon, recharger ses batteries et remonté comme une pile électrique.

Désormais, l'homme moderne ne se recharge plus, il est directement connecté au 10 000 volts par satellite. Les progrès sur la bionique ont poussé les chercheurs et ingénieurs à développer la fabrication et l'implant de membres entièrement reconstitués chez le blessé ou l'handicapé de naissance. En quarante ans, le prix de revient d'un être bionique est passé de 3 milliards à environ 100 millions de dollars. Les banques s'intéressent à ce marché, des formules de crédits avantageux sont à l'étude.

En somme, « être au courant », ce n'est plus branché, mais connecté !

 

Le 7 août 2018

moijedis ©

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Sous cet angle...

Publié le par moijedis

Sous cet angle...

 

Friser le ridicule

 

Entrée dans le langage courant, cette expression remonte à la fin du XIXe siècle. Elle désigne de nos jours une action maladroite qui, pour le mieux, prête à rire. Friser le ridicule frôle le burlesque, suscite la moquerie sans grande conséquence. Dans des circonstances beaucoup plus graves, nous friserions alors la mort...

À l'origine, dans les salons de coiffure des grandes villes de France, friser le ridicule s'appliquait à la lettre. En effet, soucieux de préserver une clientèle haut de gamme fidèle et généreuse, les gérants de salons n'hésitaient pas à sacrifier le chaland inapproprié. Afin qu'elle ne franchisse plus jamais les portes de l'enseigne, la pauvre victime se retrouvait les cheveux bouclés au point de paraître ridicule. N'osant point manifester son mécontentement, l'indigent quittait les lieux après avoir réglé la prestation. Le ridicule errait alors ainsi le temps de recouvrer une apparence normale et acceptable.

 

 

Le pot au noir (le poteau noir)

 

Rien de plus dangereux dans la nuit que de percuter un poteau noir. Certes imagée, l'expression souligne la dangerosité de nos routes de campagne. Le poteau noir regroupe tous les obstacles imprévisibles auxquels un conducteur non avisé peut se heurter lors d'une conduite nocturne, essentiellement en milieu rural : une vache égarée, un vélo en panne d'essence laissé à l'abandon aux abords de la chaussée, un cochon ivre tenant en laisse un paysan déprimé (ou l'inverse) ou encore les restes d'une carcasse de 4 CV noire, pour le coup...

Mais remontons aux années 1930 pour découvrir les dessous du pot au noir. À l'époque, dans le centre du pays, le soir venu, les fermiers passaient de longues heures en famille dans la cour de la ferme. Peu éclairé, l'espace s'ouvrait aux plus cocasses des mésaventures. Pour faire justement court, celle-ci se répétait inlassablement : évitant de laborieux déplacements avec l'enfant en bas âge vers la cabane au fond du jardin, un pot à besoins était disposé deçà delà... Pourtant de bonne volonté, le poupon ne parvenait guère à cibler l'élément métallique. Pris sur le ton de l'humour, l'incident récurrent s'appela donc « le pot au noir ». Voilà, voilà...

 

le 6 août 2018

moijedis ©

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